Société
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Faut-il être féministe ?

Faut-il être féministe en 2017 ?

A plusieurs reprises, j’ai eu envie d’évoquer ce sujet sur ce blog. Et à chaque fois, je me suis tue. Pourtant je pense que l’évocation de cette question est tout à fait légitime. En effet, la place de la femme dans notre société apparaît en toile de fond de tous les blogs féminins… et encore plus dans celui-ci, qui parle de grandir et de trouver sa place dans le monde.

Au final, le déclic est venu d’un roman, dont je viens d’achever la lecture : La Servante écarlate, de Margaret Atwood. Paru au milieu des années 80, il est revenu sur le devant de la scène ces derniers mois grâce à une adaptation sous forme de série. Je l’ai reçu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Robert Laffont et je ne regrette pas de l’avoir lu, tant l’histoire est passionnante et superbement écrite. Mais au-delà du divertissement, ce roman, que les critiques décrivent comme visionnaire, offre un aperçu d’une société où les femmes seraient privées de droits. Et ce qui est troublant, c’est que cela paraît plausible.

Faut-il encore parler du féminisme ?

On aurait pu se demander si le féminisme n’était pas l’affaire de nos mères et de nos grands-mères. On aurait pu croire que leurs combats avaient porté leurs fruits et qu’en 2017, il n’y aurait donc plus rien à dire sur le sujet. Et pourtant, le sujet n’a jamais été aussi à la mode. A tel point que le féminisme est l’un des thèmes les plus galvaudés, les plus rebattus de ce 21ème siècle naissant. Dès lors, cela vaut-il encore la peine d’ouvrir la bouche sur un sujet dont les masses se sont emparées… au point de le réduire à un slogan de tee-shirt ?

Le féminisme version Dior

We should all be des moutons

Qu’est-ce qu’être féministe en 2017 ?

Je n’étais pas sûre d’apporter grand chose à ce sujet trop débattu. Et pourtant, j’ai envie d’en parler aujourd’hui. Une fois n’est pas coutume, je vais répondre à la question d’emblée : OUI, il faut être féministe. Evidemment. C’est bon, vous pouvez arrêter la lecture ici.

L’un des problèmes du féminisme est que ce mot a été entaché par le passé, probablement par des détracteurs ingénieux. En termes clairs, « féministe » n’est pour certains que le synonyme sophistiqué de « casse-couille ». Et les féministes, ce sont « des femmes qui n’aiment pas les hommes ». Cela sonne comme un (mauvais) roman de Stieg Larsson.

Aujourd’hui encore, le terme conserve cette aura négative de revendication féminine futile. Mais posons les choses autrement. Pour moi, être féministe, c’est croire que les hommes et les femmes sont égaux et doivent être traités comme tels. Dit comme cela, je ne vois pas comment on pourrait ne pas être féministe, que l’on soit un homme ou une femme, d’ailleurs.

Les combats féministes sont-ils tous équivalents ?

Je crois en une nécessaire égalité entre les sexes. Pour autant, je pense aussi que certaines batailles sont plus essentielles que d’autres. Je pense par exemple que se préoccuper de l’égalité salariale est bien plus important que de savoir s’il faut un « e » à la fin de tel ou tel mot (qui n’en a jamais pris jusque-là). Je pense que les produits d’hygiène féminine sont effectivement des produits de « première nécessité » (et si on pouvait éviter de mettre de la merde dedans, ce serait cool aussi – mais là n’est pas le débat). Par contre, je ne tweeterai pas pour dénoncer le manspreading, parce que franchement, on s’en bat les… euh, bref. Je pense que tant qu’on se battra pour des broutilles, l’important n’avancera pas. Pire, on risque de se discréditer, de passer pour des rigolo.t.e.s. / rigolo(te)s.*

*C’est bon, j’ai vexé personne ? Personne ne se sent mis à l’écart ?

Beyoncé féminste

Le féminisme pop

Je ne pense pas non plus que le fait d’imposer le « Madame » au lieu du « Mademoiselle » soit une grande avancée pour l’humanité. J’ai même peur que cela donne juste à ceux qui ont permis cette « avancée » l’occasion de s’auto-congratuler, de se dire qu’ils ont déjà fait un gros effort (et que ce serait indécent de la part des femmes de demander plus). Autant appliquer un pansement sur une plaie ouverte.

Je ne crois pas non plus à la discrimination positive, pire, je trouve cela insultant. Ce que j’ai obtenu dans la vie – même si c’est peu -, je l’ai obtenu parce que je l’ai mérité. Je l’ai voulu, j’ai travaillé dur, je l’ai eu, parfois au prix de certains sacrifices. Réussir sur quota : quelle idée abjecte ! Dommage que l’on en soit rendu là simplement pour pallier aux préjugés et au manque de discernement de certaines personnes haut placées.

Pour mon petit garçon, je n’ai pas choisi une éducation indifférenciée. Je lui ai donné un prénom masculin et – jugez-moi si vous le voulez – je lui achète ses vêtements au rayon « garçon ». Pour autant, je suis très attentive à l’élever avec cette idée qu’à un détail anatomique près, les garçons et les filles, c’est pareil. Je luis explique que oui, les filles aussi peuvent jouer aux voitures. Je lui dit qu’en fait, elles peuvent tout faire. Et je le rassure quand il refuse de mettre son legging en jean sous prétexte que la nounou lui a dit que c’était « un pantalon de fille ».

Voyant son intérêt pour la cuisinière en bois de la garderie, je lui en ai offert une il y a quelques années. Quelques mois auparavant, je lui avais offert une poupée. Il aime beaucoup ces deux jouets mais passe le plus clair de son temps à jouer aux petites voitures. Sa passion, c’est les monster-trucks et les tracteurs. Que voulez-vous que je vous dise.

Le féminisme : un combat à laisser à d’autres ?

Si je n’ai jamais parlé de féminisme avant, c’est aussi parce que j’ai longtemps cru que c’était un combat à mener, oui, mais par d’autres, loin d’ici. Que nos problèmes d’inégalités ici, en France, aujourd’hui, n’étaient que des petits problèmes comparés à ce qui pouvait se passer ailleurs dans le monde.

Je me souviens qu’il y a quelques années, quand je faisais partie de l’organisation d’un festival de dessin de presse, nous avions réussi (difficilement) à faire venir une dessinatrice de presse saoudienne. Les médias locaux, alléchés par un tel exotisme, se pressaient pour l’interviewer. Je me rappelle avoir été à ses côtés pendant plusieurs interviews TV. Avant que la caméra ne se mette à tourner, elle me demandait toujours, fébrilement « can you see my hair ? can you see it ? », j’avais beau la rassurer, lui dire que non, elle réajustait systématiquement son foulard un peu plus bas sur son visage. Un jour elle m’a expliqué que si ses cheveux étaient visibles et qu’elle passait à la télévision ainsi, elle n’était pas sûre de pouvoir retourner dans son pays. « Ou alors, ils me laisseront revenir, mais ce sera encore pire », a-t-elle ajouté, de la terreur au fond des yeux.
L’Arabie Saoudite est un pays dont chaque femme, placée sous l’autorité légale d’un homme, doit obtenir son consentement pour travailler, se marier, ou même aller chez le médecin… En voilà un pays qui aurait besoin de conscience féministe, ai-je pensé alors.

La Servante écarlate : un livre beau et nécessaire

Un livre beau et nécessaire

Le livre La Servante écarlate est devenu ces dernières années un étendard féministe anti-Trump. Ce qui a mis le feu aux poudres : des projets de loi anti-avortement. De quoi rappeler l’intrigue du livre, dans laquelle le corps des femmes et leur capacité à procréer sont contrôlés par les hommes. L’idée d’une société américaine où les libertés individuelles seraient niées, en particulier pour les femmes paraît d’un coup très plausible. Et on peut se moquer tant qu’on veut de leur Président grand-guignolesque, les Etats-Unis, soyons lucides, c’est nous, demain.

Ce livre m’a donc rappelé une chose essentielle : c’est que les régression sociales ne se font pas d’un coup. Les révolutions, les renversements abrupts, les putsch, ne fonctionnent que si le terrain est déjà préparé.

Et aujourd’hui, nous sommes sur un terrain glissant.

 

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  1. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi… Enfin, sur l’essentiel, si 🙂 Oui, le féminisme signifie l’égalité hommes-femmes, et oui, il faut le défendre.
    Mais je ne suis pas d’accord sur le terme de « broutilles ». Bien sûr, il faut lutter pour obtenir l’égalité salariale, mais cela n’empêche pas de lutter en parallèle contre de « petites choses ». Car justement c’est l’accumulation de ces « petites choses » qui minent les femmes au quotidien. Un problème comme les différences de revenus entre hommes et femmes ne se résume pas au fait d’exiger que les entreprises alignent les salaires. Pourquoi est-ce que les femmes osent moins négocier une augmentation de salaire, attendent d’avoir beaucoup plus de compétences pour solliciter un « monté en grade » (alors qu’un homme tentera, puis se mettra à niveau ensuite)? Je pense qu’une partie de la réponse vient du fait que beaucoup de choses dans notre quotidien nous font nous sentir « inférieures », même si c’est de façon inconsciente.
    Et le manspreading est un symptôme de tout ça: les hommes investissent l’espace public, et empiètent sur l’espace vital de leurs voisins, (souvent voisines) sans doute inconsciemment, mais justement sans se poser de questions. Et c’est la personne à côté qui doit « se faire toute petite » (et je ne parle même pas de l’exposition de son entrejambe qui serait très mal vue pour une femme). En fait, il ne s’agit pas d’une attitude réservée aux hommes, c’est une question de respect (unisexe^^ )de l’autre, mais concrètement on voit plus d’hommes s’asseoir comme ça que de femmes…
    Et je pense qu’il faut apprendre à chaque être humain à prendre toute la place dont il a besoin, mais aussi à respecter l’espace des autres 🙂

    • J’entends bien cet argument de « c’est avec les petits gestes qu’on fera de grandes choses « . C’est un argument que je reprend aussi en matière d’eco-conscience… Et je suis d’accord sur la question du respect. Mais je pense que donner trop d’importance à quelque chose comme cela, c’est masquer l’essentiel. Mais il faut dire que quand un mec s’étale comme ça à côté de moi, je ne me sens pas plus petite ou inférieure, je pense juste qu’il est très con ^^

  2. linemourey says

    Le féminisme souffre d’une image assez négative. On entend de plus en plus dire que les femmes veulent « dominer » les hommes alors que nous recherchons l’égalité comme tu l’as si bien évoqué. Personnellement, je pense que se sont des valeurs qui s’enseignent très tôt, dès tout petit..

    • Et pourtant le principe même de « domination » d’un sexe par rapport à un autre est complètement contraire au principe même du féminisme ! Ceux qui pensent cela n’ont donc rien compris…

  3. Déjà, il faut voir ce qu’est le féminisme… comme tu l’as rappelé le mot est entaché à cause de folle-dingues (moi je m’en fiche si j’en vexe qui passent par là, « folle-dingues » c’est une insulte de cour de récré, pas de quoi en faire tout un plat, enfin bref). En fait, comme je le dis souvent, il y a sans doute presque autant de féminismes que de féministes… Je ne me reconnais pas du tout dans le « mademoiselle » ou dans l’idée qu’il faut lutter contre le port du voile etc. parce que ça serait soumettre les femmes… il y a beaucoup de femmes qui choisissent de porter le voile et quand des féministes portent le débat elles font d’une généralité de tout, c’est ridicule, comme s’il fallait porter une mini-jupe pour être libre… je porte des jupes longues, et personne ne m’oblige à me cacher… enfin bref. Il y a beaucoup de courants dans le féminisme même s’ils n’ont pas forcément été théorisés.

    • Il y a beaucoup de courants et d’avis contradictoires. Et comme pour tous les sujets suscitant des réactions passionnées, le féminisme est aussi victime de débordements (les fameuses « folles dingues » comme tu dis).

  4. Azylis says

    Oh punaise, merci !!!!
    Ca fait du bien de voir de vrais sujets et de vrais combats abordés.
    Le féminisme c’est bien mais quand il s’attaque aux vrais problèmes. Parce que l’écriture inclusive ou les femmes dans les manuels de littérature, on s’en fout…

      • Azylis says

        Certains se plaignaient qu’on ne voit que 10% de femmes dans les textes étudiés en classe de francais/littérature. Et c’était un argument pour dire que les manuels étaient sexistes. Nan en fait c’est juste qu’ils se basent sur notre histoire littéraire en fait. On ne va pas inventer des femmes auteur. Ou ne plus étudier certains auteurs sous prétexte qu’il y a trop d’homme !

        • Désolée, je m’incruste dans la conversation 🙂
          Ton point du vue est intéressant même si je ne suis pas d’accord avec tout. Pour moi, un combat n’empêche pas un autre et on peut être sur plusieurs fronts à la fois. Et c’est peut-être parce que je suis optimiste, mais je pense qu’à force, les petits pas aideront à atteindre les plus grandes avancées, ne serait-ce que parce que ça libère la parole ; il y a encore quelques temps le scandale Weinstein n’aurait pas eu la même résonance !
          (Et franchement, le mademoiselle n’avait aucune raison logique de figurer dans les papiers administratifs, je ne comprend pas le tollé qu’on fait ceux qui voulaient absolument le laisser sur leur déclaration d’impôts)
          Je suis par contre 100% d’accord avec toi pour dire que malheureusement, les régressions sociales se font petit à petit et qu’aujourd’hui plus que jamais il faut que l’on fasse attention.

          Mais bon, osef de mon avis là-dessus, je réagissais surtout sur le sujet des écrivaines que l’on devrait inventer pour faire figurer dans les manuels. Je vois souvent passer l’argument qu’il y a peu d’autrices et que ça justifie donc de les passer sous silence et pour moi c’est un peu le serpent qui se mord la queue. (Là encore, histoire de ne pas être taguée « extrémiste » directement, je précise que oui, s’il faut choisir entre faire figurer des écrivaines au programme de littérature et annuler les violences sexistes je n’hésiterai pas une seconde)

          Il y a beaucoup, mais alors vraiment beaucoup d’écrivaines talentueuses qui sont peu connues voire complètement inconnues, et forcément si on n’en parle pas on ne risque pas de réaliser qu’il n’y a que des hommes qui écrivent ! Ce qui mène à une situation très agaçante et que j’ai vécue plusieurs fois : des lecteurs qui soutiennent mordicus que les femmes n’ont pas le talent nécessaire pour écrire des livres substantiels.
          Sauf qu’en discutant avec eux, ils n’ont en fait jamais entendu parler de Sylvia Plath, Louise Labé, Violette Leduc, Doris Lessing, Carson McCullers, Margaret Atwood, Colette, Yourcenar… ni même aucun roman d’autrice, ce qui ne les empêche pas de se sentir tout à fait dans le vrai. Bref, on ne va pas inventer des écrivaines qui n’existent pas parce qu’on aurait déjà largement matière à faire avec celles qui existent !

          Il y a quand même tout un pan passionnant de l’histoire littéraire que l’on étudie pas, et que l’on peut connaître seulement en s’intéressant par soi-même à la littérature… ce qui permet donc à certains de se conforter dans leur ignorance et d’affirmer que par nature les femmes ne peuvent pas écrire.
          C’est désolant du point de vue de l’apprentissage, tant pour le message que ça véhicule que pour la culture générale.(Et puis j’adore Zola mais j’ai du étudier au moins 4 de ses livres au cours de ma scolarité, un peu de variété c’est sympa aussi)

          Je précise que vous n’êtes évidemment pas visées, j’essaye juste d’expliquer pourquoi on peut voir ça comme un problème 🙂 Je comprend que vous vous en foutiez, mais j’espère que vous comprenez un peu plus pourquoi certaines ne s’en foutent pas.

          Et je n’ai vraiment pas l’impression qu’en parler masque les autres débats, ça reste un sujet assez mineur et rarement abordé de manière générale (‘fin avec un blog littéraire c’est clair que je vais plus parler de ça que d’égalité salariale mais dans la vraie vie je m’indigne sur autre chose, promis)

          • Eh bien Pauline, tu reviens « t’incruster » pour donner ton point de vue quand tu veux, on est là pour échanger librement 🙂
            Pour moi (mais je peux me tromper), il y a peut-être aussi une raison historique au fait qu’il y ait moins de femmes écrivains dans les manuels scolaires : peut-être ont-elles eu un impact moindre sur leurs contemporains et donc ce serait pour cela que l’histoire ne les « retient » pas ? Après, les raisons de cette moindre influence sont sûrement à analyser du point de vue de la plus grande valeur accordée à la gent masculine (qui a longtemps été seule à avoir accès à l’éducation et à certaines « professions intellectuelles » par exemple). Le résultat de ce manque d’accès à l’éducation et à la diffusion (car un livre écrit par une femme était probablement moins diffusé qu’un livre écrit par un homme) serait cette moindre influence et donc, la moindre place dans les manuels, qui je pense sélectionnent plus les auteurs sur un critère d’influence (sur leurs contemporains et sur les générations suivantes), que de qualité des écrits. Alors si l’on veut renverser les choses en avançant le critère de qualité pourquoi pas, mais il faudra alors probablement réhabiliter des auteurs masculins peu connus qui pour une raison ou une autre sont également absents des manuels scolaires…

          • J’espérais surtout ne pas être déplacée puisque je ne connaissais pas ton blog avant de tomber sur cet article via hello-coton, je ne voulais pas donner l’impression de te tomber dessus 🙂

            Le truc c’est que même pas ! Alors oui, proportionnellement plus d’hommes ont pu publier leurs écrits pour toutes les raisons que tu avance, mais il y a de nombreuses écrivaines dont l’impact a été extrêmement important sur leurs contemporains et même à une échelle plus élevée, sur l’histoire de la littérature. Les genres du roman psychologiques et celui du fantastique ont été inventés tous deux par des femmes par exemple (Murasaki Shibiku et Mary Shelley) !

            Pour rester uniquement sur les françaises, George Sand a eu un impact considérable dans la littérature, dans son contexte autant qu’aujourd’hui (ses détracteurs comme Baudelaire considéraient qu’une femme écrivant est contre-nature, et alors quand en plus elle ose écrire sur la place de la femme…), je pense qu’il n’y a pas à débattre de l’importance de Simone de Beauvoir (et on étudie bien Sartre après tout, alors que franchement Beauvoir a eu plus d’influence sur un plus large public), en plus ancien c’est une littérature qui m’intéresse peu mais il y a eu beaucoup de femmes de lettres ayant notamment inspiré Molière (dans les Précieuses Ridicules donc pas de quoi se vanter)…
            Après je t’avoue que je lis plus de littérature étrangère que française donc j’en connais d’autres qui ont eu un impact immense mais elles ne « comptent pas » pour le programme.
            Bref, ça m’étonnerait qu’il soit impossible de trouver des écrivaines dont l’influence est aussi grande que celle de chacun des auteurs étudiés en classe.

            Le but n’est pas d’avoir une parité parfaite mais d’au moins mentionner que la littérature est bien une affaire de femmes, et ce depuis toujours (surtout que ça permettrait d’aborder le sujet de la place de la femme dans la société de manière moins frontale qu’en éducation civique, un peu comme on parle des droits de l’homme avec Voltaire ou des avancées sociales avec Zola ou Hugo)

            Parler des écrivains méconnus mais de qualité est une très bonne idée mais ce n’est pas trop le sujet puisque personne ne clame ni n’a jamais clamé au cours de toute l’Histoire que les hommes ne peuvent pas écrire et sont inférieurs aux femmes en tout point 🙂

  5. Oh oui le féminisme c’est tellement important et surtout aujourd’hui ! Mais bon pour moi tout le monde est censé être « féministe » non? Tout le monde est censé vouloir l’égalité des sexes, la liberté et l’émancipation de la femme bref son indépendance quoi !

    J’ai grandi juste avec mon papa et il m’a toujours élevée dans cette voie là

    Moi aussi j’ai écris à propos du féminisme en 2017 tellement c’est un sujet qui fait débat en ce moment !

    • Pour moi aussi le féminisme s’impose comme une évidence. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, il ne faut pas se leurrer…

  6. coucou
    Vaste sujet que le féminisme. Je suis assez d’accord avec toi quand tu parles s’il faut un « E » a la fin du mot salariale ou s’il faut dire Madame à la place de Mademoiselle, tout ceci n’est que broutilles comparée aux vraies discriminations.
    Pour moi le féminisme c’est des petites choses qui à la longue changeront les mentalités comme expliquer à mon filleul que Oui il peut mettre un tee-shirt rose s’il le trouve beau et que le rose n’est pas réservée aux filles, que Oui je me retourne quand un homme me siffle dans la rue mais c’est pour le siffler a mon tour ET AVEC LES DOIGTS SVP et que si ça le choc je lui sort mon « bah ouai mec c’est donnant donnant! » etc…
    Le féminisme c’est aussi ça (d’après moi), ne pas se laisser s’installer des comportements différents entre homme et femme, y compris dans le monde du travail. Une fois j’ai remis à sa place un collègue de la même façon et sur le même ton qu’il m’a parlé. Surpris il m’a dévisager et je lui ai répondu : je vous parle sur le même ton que vous me parler ! Et toc !
    Merci pour ton article les débats ça fait toujours avancer …

    • J’adore le coup du sifflement avec les doigts ^^
      Et je suis d’accord que la priorité, c’est de faire changer les mentalités (et je ne suis pas sûre que ce soit en imposant des réformes dont la majorité ne veut pas qu’on y arrivera).

  7. Je pense que pour que nous osions prendre la parole, déjà, il faudrait oser prendre la parole. Si jamais personne ne fait rien pour affirmer ses droits, la « lutte » féministe pour l’égalité des droits n’aboutira pas. Si on recule à chaque fois que la possibilité de monter en grade s’offre à nous, notre cause n’avance pas.
    Si nous voulons que nos vies s’améliorent, c’est d’abord à nous de faire valoir nos droits et d’imposer le respect auquel nous avons naturellement droit.
    Les hommes sont élevés par des femmes, nous leur donnons la vie, c’est à nous à leur apprendre à nous respecter.

  8. Le féminisme, comme toute « idéologie », a ses avantages et ses inconvénients. Le tout est de défendre ses convictions dans le respect de la vie d’autrui. Après il est évident qu’il faut que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, notamment en ce qui concerne l’égalité salariale.

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