Amour
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Le couple à 20 ans, l’indépendance à 30 ans ?

Chercher l'indépendance à 30 ans

La vingtaine à été pour moi la décennie de construction de mon couple. J’ai rencontré mon compagnon quand j’avais 19 ans et pendant la décennie qui a suivi, ce couple a été mon univers tout entier. Il était mon quotidien, mon objectif, ce autour de quoi tout tournait. Et puis, à l’approche de la trentaine, les choses ont commencé à se modifier dans mon esprit. J’ai commencé à envisager les choses différemment et surtout, à avoir besoin de vivre pour moi, avant tout.

Avoir 30 ans et vouloir être indépendante

Avec les années, j’ai grandi. J’ai évolué. J’ai appris à mieux me connaître. A comprendre ce dont j’avais besoin. Et j’ai commencé à cerner cette nécessité vitale pour moi : j’ai besoin d’indépendance.

Ceci n’est pas une remise en question de mon couple, au contraire : c’est parce que j’ai acquis une stabilité suffisante de ce côté-là que je peux me permettre d’être libre à ma manière dès que j’en ai envie. Je sais qu’une fois l’envie de m’échapper assouvie, je retrouverai mon port d’attache. J’ai besoin de faire des choses pour moi, je me suis replacée au centre de tout. J’ai la trentaine égocentrique.

Résultat : j’oscille entre une attitude mature de femme qui a confiance en elle et sait ce qu’elle veut et l’impression lancinante de faire une seconde crise d’adolescence. En tous cas, une chose est sûre : si j’apprécie toujours autant la compagnie d’autrui, je suis désormais beaucoup plus à l’aise quand il s’agit de faire certaines choses seule.

8 choses qui montrent que je n’ai besoin de personne (en Harley-Davidson)

Je mange régulièrement seule au restau
Pas par défaut mais par choix. Un bon petit plat, un joli carnet et un stylo, et je m’évade le temps de ma pause déjeuner.

Je passe parfois plusieurs jours à l’hôtel en solo
Bon, c’est pour le boulot, mais la vérité c’est que…

…J’apprécie de me retrouver seule quelques jours
J’en profite pour prendre du temps pour moi (jolie périphrase qui se traduit dans les faits par « comater devant des séries en frôlant l’overdose de chocolat »)

Je m’achète mes propres bijoux
Et j’assume complètement qu’ils soient parfois en forme de cœur #JeMAime

Je vais voir des concerts seule
Pas de babysitter ? Pas de problème !

Je pars en voyage seule
Il y a quelques semaines je me suis surprise moi-même à booker des billets pour aller voir Jack White à Londres. J’étais contente de moi et après j’ai réalisé que j’allais devoir voyager seule. Et au final… j’étais toujours contente de moi après ça.

Je m’achète les choses dont j’ai envie
Inutile d’attendre mon prochain anniversaire ou encore Noël (pour au final découvrir que ce qui m’est offert n’est pas exactement ce que j’attendais…). On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

J’ai mon jardin secret
Une amie m’a dit récemment que j’étais « mignonne à avoir mon petit jardin secret ». Sur le moment j’ai trouvé ça extrêmement cucul, et puis finalement, je me suis rendue compte à quel point elle avait raison ! Il y a les choses que je partage ici, celles que je partage avec ma famille, mes amis, mon compagnon… Mais il y a aussi des choses que je ne partage avec personne. Ce sont mes petits trésors, rien qu’à moi 🙂

De mon besoin profond d’être domestiquée…

Malgré tout cela, l’indépendance a – dans mon cas – ses limites. En effet, une fois livrée à moi-même, je retourne en un rien de temps à l’état sauvage. Je fais n’importe quoi : je me couche à pas d’heure, je mange n’importe comment (pourvu que ce soit gras, sucré, salé), je deviens paresseuse et asociale. Tout un programme. Non, vraiment, croyez-moi, de retour à l’état naturel, je suis infréquentable. D’ailleurs là, telle que vous me lisez, je finis cet article au terme de 3 jours de déplacement professionnel : il est 2h30 du matin (je dois me lever dans 5 heures, tout va bien…), j’ai dîné d’houmous, de crackers et de chocolat dans mon lit, j’ai un masque hydratant sur la gueule (Fantomas, sors de ce corps !) et une envie lancinante de ne plus jamais retourner à la civilisation.

Allez, il est temps de (re)grandir et d’aller me coucher.
…Et si je mettais plutôt Netflix ?

17 Commentaires

  1. Un peu pareil que toi: j’ai rencontrer mon compagnon et désormais époux pendant ma dix neuvième année. On s’est consolidé , fortifié et maintenant on apprecie d’avoir du temps pour soi bien qu’il soit involontaire essentiellement à cause de mes horaires décalé. Et je te plussoie sur les cadeux: jamais mieux servi que par soi même. Par contre je n’ai pas d’enfants nous restons un couple fusionnel et nous sommes très casanier.

    • Je crois que c’est depuis la naissance de mon fils que j’ai vraiment réalisé à quel point justement j’avais besoin de pouvoir être indépendante (en plus de mon couple et de mes obligations de maman !)

  2. Sofia says

    Même parcours de vie de couple, mêmes envies de la trentaine indépendante, je suis bien contente de lire ce genre d’articles 🙂

  3. Francis Taquin says

    De nos jours tout est fait pour détruire l’amour… Mais c’est bien de prendre du temps pour soi, c’est sain et normal. Par contre ce n’est pas facile de nos jours… Tout est fait pour ruiner l’amour véritable. Les gens changent de personnalité comme ils changent de chandail. Les gens ne savent plus ce qu’ils veulent. Ils sont noyés dans le monde moderne tyrannique… 🙁

  4. sofdelo says

    Tellement vrai et tellement représentatif de ce que je vis ! Ça fait du bien de lire cet article et de ne plus me trouver « bizarre » de penser de la sorte !

    • J’avoue que j’avais un peu peur de me retrouver seule à penser comme ça. Je suis ravie de constater le contraire !

  5. « J’étais contente de moi et après j’ai réalisé que j’allais devoir voyager seule. Et au final… j’étais toujours contente de moi après ça. »

    Haha ! Je me reconnais teeellement dans ton article. Merci pour le partage 😉

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