Du mythe à la réalité
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Ces mensonges qu’on nous raconte dans les contes de fées

Il était une fois une belle princesse de 30 ans (ou presque)

Dès notre plus tendre enfance, nous sommes abreuvés de contes de fées et d’histoires fantastiques, qui contribuent à forger notre esprit et à alimenter notre imagination, nos rêves, nos espoirs. Pourtant, quand on arrive à l’âge adulte, on se rend rapidement compte que tout ce que l’on pouvait lire dans les livres de contes ou voir dans les Disney n’était qu’un vaste mensonge.

Non, la vie ne se déroule pas comme dans les contes de fées.

Princesse Disney de 30 ans

Si tu veux que je croie à tes contes après ça, Walt, tu peux te brosser…

Comment Disney a gâché nos vies

Il suffit de décortiquer la trame des contes de fées les plus pouplaires pour exposer la supercherie…

Il était une fois…

Déjà, dès le départ, ça pue le mensonge. Cette manière imprécise de relater les faits, de les situer toujours dans un « temps fort, fort lointain » et dans un lieu tout aussi éloigné… cela rend les faits impossibles à vérifier. Cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille quant à la véracité de ces histoires. Mais non, nous autres, pauvres petits enfants crédules que nous étions, nous n’y avons vu que du feu.

…une belle princesse…

Et là, paf, phénomène d’identification instantané pour les petites filles. D’un coup, nous avons toutes décidé :
– de laisser pousser nos cheveux pour nous en servir de corde à sauter ;
– de ne plus jamais porter autre chose que des robes à froufrous ;
– que nous savions parler aux animaux (et avons réclamé un raton-laveur – ou un caméléon – à Papa Noël).

A partir de là, le monde fut divisé pour tous les enfants en 2 catégories : les jolies princesses et… les autres. Et comme les princesses sont toutes belles, si vous n’étiez pas belle, vous ne pouviez pas être une princesse. Logique. Cruel.

Je ne doute pas qu’en grandissant, certaines d’entre vous, telles Gisèle Bundchen ou Scarlett Johansson, se soient considérée comme de belles princesses… Mais moi, bizarrement, je m’identifiais plus à Shrek.

…qui vivait dans un château.

Château de sable

Et sinon, un T2 avec balcon(net), ça compte ?

Ouais, parce que dans les Disney, les personnages sont tous riches (ou ont des parents qui le sont). Pas forcément dès le début de l’aventure, vous me direz, mais en définitive, ils le deviennent tous très rapidement.

On peut donc imaginer que la version moderne des princesses Disney, ce serait l’Upper East Side et ses chicaneries entre petites Gossip Girls.

Malheureusement, nous n’avons pas tous la chance de vivre dans un hôtel particulier, même quand on a 30 ans…

Soudain, un méchant arriva (pour lui faire des crasses) !

Alors ça, oui, on garde. C’est le seul point sur lequel le père Disney n’avait pas menti. Des méchants, des péripéties et des galères, vous en trouverez toujours au coin de la rue, même (et surtout) dans la vraie vie.

Heureusement, le Prince Charmant…

Allez, crevons l’abcès une fois pour toute : non, le Prince Charmant n’existe pas.

Homer Simpson prince charmant

Le Prince Charmant des temps modernes

Pas plus que :
– le Père Noël
– le chat qui fait ses besoins dans les toilettes et tire la chasse après
– le dissolvant qui enlève le vernis à ongles pailleté
– le Nutella allégé

Non, tout ça, ce sont des mythes urbains. Donc, inutile de continuer à attendre votre Prince. A 30 ans (ou presque), vous devriez l’avoir compris de vous même.

…vint à sa rescousse.

Franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des mecs qui sont prêts à lever leur derrière du canapé pour venir vous filer un coup de main* ? Quand il s’agit de vider le lave-vaisselle ou d’éplucher un potiron, c’est déjà trop, alors venir vous délivrer d’un château en flammes, faut peut-être pas trop pousser non plus.

*Si vous les payez, ça ne compte pas.

Ils se marièrent…

Évidemment, le mariage est présenté dans les contes de fées comme un passage obligé. Vous imaginez le drame si, après l’avoir guérie de sa narcolepsie chronique et l’avoir délivrée d’un dragon, le Prince Charmant avait proposé à La Belle au Bois dormant de… se pacser !? Ou pire encore, de vivre en concubinage !?

Du coup, quand on a 30 ans et qu’on n’est pas marié(e), on finit par se dire qu’on n’aura probablement pas droit à un happy ending.

…et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours.

Sans jamais devenir ni vieux, ni malades, ni grabataires. Mais bien sûr.

THE END

 

Et vous, en quoi votre vie diffère-t-elle d’un conte de fées ?

20 Commentaires

  1. Déjà j’y croyais pas trop trop enfants, mais à 30 ans (un peu plus), encore moins ! Enfin c’est pas que j’y crois pas, mais c’est que je suis une rebelle, donc je fais tout le contraire de tout le monde et des contes !

  2. Sissi says

    Oui, les contes de fées peuvent nous influencer mais c’est surtout l’éducation différenciée des enfants, selon qu’ils soient filles ou garçons, par de nombreux parents et enseignants, comme l’a très bien analysé Colette Dowling dans « Le complexe de Cendrillon », qui nous formate. Et les contes de fées ont aussi vocation à préparer les enfants à certaines difficultés de la vie ainsi que l’a expliqué Bruno Bettelheim dans la « Psychanalyse des contes de fées ». La fiction a une fonction et la vie réelle en a une autre.

    • Mais mon problème est aussi que les contes de fées nous ont préparés à un avenir joyeux et facile à la fin (une fois les épreuves surmontées). Mais le mien ne semble pas arriver de sitôt.

  3. Alors je proteste. Kiko fait un dissolvant qui enlève tous les vernis, même les pailletés (révélation de ma vie, ce magasin)(assassinat en direct’live de ma CB aussi, mais bon, on peut pas tout avoir dans la vie).
    Et oui, qui n’a pas rêvé d’avoir un Meïko chez soi, hein ? Cela dit, Pocahontas reste dans sa forêt, seule, fière et forte et n’a pas un sou en poche. Louons Pocahontas 🙂

  4. Tu me fais rire. 🙂 Il ne faut pas oublier que dans la plupart de ces contes les fins n’étaient pas heureuses, le happy end existe seulement chez Disney. Ainsi la petite sirène n’épouse pas son prince charmant mais, au contraire, elle se sacrifie pour lui. Forcément on a moins envie de lui ressembler là ^^

    • Et là tu mets le doigt sur l’un des souvenirs les plus amers de mon enfance : le jour où j’ai su la vraie fin de l’histoire de la Petite Sirène, qui se transforme en écume à la fin… C’était trop horrible, je m’en suis jamais remise. Merci d’avoir ravivé ce souvenir douloureux. Sur ce, je m’en vais chialer dans ma chambre.

  5. Les contes ont bien évolué avec les années. D’abord Perrault et son éducation pour les jeunes hommes et femmes (chez lui, la grand-mère n’est pas sauvée par un chasseur…). Après ça, il fallait bien quelque chose de plus romancé. Cela dit, les Walt Disney sont souvent tristes : mort de la maman de Bambi, etc. J’ai toujours versé une petite larme.

    Ne penses-tu pas d’ailleurs que ces histoires sont plus dévastatrices pour les petites filles que pour les petits garçons ? J’avais écrit un article y’a quelques temps sur la différente éducation entre les filles et les garçons. Effarant !

    Bises

    • Quand j’étais petite, je n’aimais pas vraiment les contes de Perrault, car je les trouvais trop cruels, trop durs. Je préférais nettement les versions enjolivées type Disney. Mais finalement, aujourd’hui, je me dis que Perrault avait raison de ne pas édulcorer ses contes, que finalement, la vie n’est pas toute rose avec des arcs-en-ciel et des châteaux de princesses… Mais peut-être suis-je simplement devenue cynique.

  6. mouch says

    j’aime les contes de fées parce que ça donne une autre vue des choses et on y parle de sujets difficiles (l’inceste dans Peau d’âne par exemple). Mon conte préféré c’est Hansel et Gretel (je sais que je ne résisterais pas à cette maison et c’est rassurant de savoir que je pourrais m’en sortir tout de même!). Certaines versions sont niaises mais d’autres sont terribles!! ahhh… le prince charmant!! Il faut bien donner aux petits garçons un objectif (ce qui compte c’est l’effort fourni!). Les princesses avant d’être belles sont parfois laides (Cendrillon), ça nous donne de l’espoir et on a le temps de grandir et de se rendre compte que ça n’est pas si important que ça. Les contes de fée ça donne du courage, ça fait rêver. Moi, j’aimais les sorcières (les potions me fascinaient). ça a aussi un charme suranné et on peut ensuite lire/voir des contes plus actuels (princesse Mononoké).

    • Cendrillon, laide ? Où as-tu vu ça ?
      Par contre je partage ton avis pour la maison en pain d’épices : je n’aurais pas pu résister non plus ^^
      Sinon pour ce qui est des fées et des sorcières, moi aussi la magie m’a toujours fascinée. D’ailleurs, c’est pour ça que j’adorais Merlin l’enchanteur. Je l’ai revu récemment et ça me fait toujours de l’effet !!

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