Beauté, Marottes et lubies, Suis-je trop vieille pour… ?
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Suis-je trop vieille pour me lancer dans le nail art ?

Lana Del Rey et ses ongles nail artés

Lana Del Rey et sa manucure griffueA moins de vivre dans une grotte à l’écart de la société et des médias, vous le savez, en matière de maquillage, la tendance du moment est au nail art. Se mettre du vernis oui, je veux bien, mais de là à faire des dessins avec…

Au début j’étais curieuse, dubitative… Et puis je me suis laissée tenter. Voilà, j’ai péché par excès de superficialité.

Mais quand on a 30 ans (ou presque), est-ce bien raisonnable de s’adonner au nail art ?

Pamela Andreson et ses ongles de pouffe

Pamela Anderson, c’est quelqu’un de très distingué. Et c’est aussi la reine indétrônable des ongles de pouffe.

Pendant longtemps pour moi manucure était synonyme de « ongles de pouffe ». Les ongles-plateaux avec French manucure bien vulgaire, bref, le genre de fantaisie qui n’avait sa place que dans la Playboy Mansion et sur les héroïnes de films X.

Et puis il y a quelques temps, j’ai commencé à voir apparaître sur les ongles des célébrités des couleurs surprenantes, des motifs géométriques, des petits dessins amusants…

Mais bon, on le sait bien, les célébrités vivent dans un monde de fantaisie où elles peuvent tout s’autoriser sans avoir à en assumer les conséquences. Quand tu t’appelles Britney Spears, tu peux te tondre le crâne sur un coup de tête et avoir les cheveux jusqu’en bas des reins 3 mois plus tard… Et de la même manière, si tu t’appelles Katy Perry, tu peux te permettre d’afficher des photos de ton keum sur chacun de tes ongles et tout le monde trouvera ça normal.

Seulement voilà, moi, je vis dans la vie réelle. Celle où il faut se lever le matin pour aller au bureau travailler et serrer des mains, si possible en évitant de les griffer au passage avec sa manucure crochue.

Katy perry et sa manucure Russel Brand

La manucure Russel Brand : difficile à assumer

J’avais donc quelques aprioris sur le nail art quand je l’ai découvert. Puis, il y a quelques mois, je suis tombée sur le blog de Pshiiit, une « nailista » qui a changé ma vision des choses. En quelques photos élégantes et une poignée d’explications claires, elle a réussi à me faire croire qu’en réalité cette nouvelle tendance était à portée de doigts.

Aujourd’hui, la folie du nail art s’est répandue sur toute la toile, de blogs en blogs. A force de voir les « créations » des unes et des autres, j’ai été faible, je me suis laissée entraîner, bref, j’ai décidé de me lancer.

Voici donc le récit de ma 1ère expérience de nail art. Je vous préviens tout de suite, vous ne verrez pas de photos de ma magnifique manucure dans la suite de cet article. J’ai beau assumer beaucoup de choses sur ce blog, il me reste encore un semblant d’amour-propre (si, si).

J’aurais voulu être une (nail) artiiiiiiiste

Pot de peinture

Et c’est parti !

En bonne blogueuse / journaliste / enquêtrice / fashion victime / cascadeuse, je me suis lancée pour l’écriture de cet article.

Prenant mon courage et ma collection de vernis à deux mains, j’ai décidé d’opter pour un nail art hivernal : une manucure rouge vif avec juste un fin filet doré sur le bout de l’ongle. Quelque chose de simple et d’élégant.

Je travaille sans filet, mesdames et messieurs, je tiens donc à préciser que cette expérience a été réalisée sans trucage et à main levée ! (si j’avais les moyens de payer une fanfare, un roulement de tambours suivrait cette affirmation)

A la base, je ne suis pas une beauty addict, je me maquille d’ailleurs très peu, cependant, je suis quelqu’un de soigné, j’aime les choses bien faites. Quand je mets du vernis, une petite coquetterie que je m’accorde régulièrement, je m’applique. Hors de question de sortir avec un vernis écaillé ou mal posé.

Avant, j’étais douée de mes mains. Mais ça, c’était avant.

Moi qui suis d’habitude plutôt adroite, au moment de passer à l’acte, je tremble tellement qu’on pourrait me diagnostiquer un Parkinson précoce.

Bon, pour vernir la main gauche, ça va à peu près. J’essaie de contrôler mon poignet en tirant résolument la langue et en fronçant les sourcils, méthode qui semble efficace car je passe, je repasse, sur mes petits ongles et au final j’obtiens un résultat à peu près homogène pour ma couche de fond. Sauf qu’après ça, il faut passer à la main droite. Aïe.

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Euh… j’ai un peu débordé là je crois…

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les êtres humains étaient dotés de deux mains. Autant la main droite, j’en vois bien l’utilité : c’est avec elle que j’écris, c’est avec elle que je me coiffe, c’est elle qui me sert pour toutes ces petites choses du quotidien. Par contre, la main gauche demeure pour moi un mystère… À part m’aider à porter les courses et à appuyer sur la touche majuscule du clavier, ELLE NE ME SERT PAS A GRAND CHOSE… (BON C’EST BON ON A COMPRIS QUE C’ÉTAIT VACHEMENT IMPORTANT TOUT ÇA, TU PEUX LÂCHER LA TOUCHE MAINTENANT).

Dans ces conditions, allez donc demander à cette main gauche sous-qualifiée, comme ça, de but en blanc, de réaliser un travail extrêmement délicat, un travail de haute précision… C’est un peu comme si vous demandiez à Bob l’éponge de travailler sur la fission atomique.

L’heure des finitions

Au départ, le liseré doré semblait être une bonne idée.
Au final, je me retrouve avec un truc pâteux et informe sur le bout des ongles. Je crois que je vais devoir éviter de me servir de mes mains pour, disons, les 8 prochains jours, sous peine que ce truc dégueu ne reste collé quelque part.

Bilan de l’expérience

Erreur numéro un : ne pas utiliser de vernis de mauvaise qualité…
Que voulez-vous, je n’aime pas gaspiller. J’ai tendance à économiser les produits que j’aime, alors, pour ma première tentative de nail art, je n’avais pas envie de gâcher des couleurs chèrement acquise. J’ai donc décidé d’utiliser des vernis cheaps achetés 3 francs 6 sous au marché, le tout combiné avec des fonds de flacons datant de Mathusalem. Mauvais plan ! Le vernis s’est étalé comme du pâté Hénaff : en grosse couche bien épaisse, bien irrégulière, bien rugueuse et qui au final a pris 3 plombes à sécher.

Erreur numéro deux : j’ai voulu commencer à écrire cet article pendant que mon vernis séchait. C’est ainsi que mon clavier s’est retrouvé paré lui aussi de couleurs chatoyantes. Remarquez, j’ai fait d’une pierre deux coups : mes ongles sont peints ET j’ai un clavier customisé assorti. En à peine une soirée, je maîtrise désormais les deux grandes tendances du moment : le nail art et le DIY (trop forte !).
Pas sûr que l’Homme voie les choses de la même manière quand il voudra se servir du PC.

L’avis de l’expert

Alors que je venais de terminer mon expérience, l’Homme est passé par là. Et ça tombe bien, c’est un fin connaisseur auto-proclamé en matière d’élégance féminine. Le problème c’est que l’Homme manie l’art du compliment comme Chuck Noris l’art floral et qu’en me voyant assise d’un air désœuvré dans la salle de bain, il a posé les yeux sur ma manucure-œuvre d’art toute fraîche, a roulé les yeux au ciel et s’est exclamé « rhoooo la la !!! C’est chiadé ! », le tout suivi d’un ricanement que je ne m’abaisserai pas a essayer d’interpréter.

White light, de Jackson Pollock

Mon lavabo, version arty

Bon après ça, ça s’est dégradé.

Mais je vous passe le moment où il a posé les yeux sur son lavabo et a levé un index accusateur sur ce dommage collatéral de mon expérience du soir, devenu une sorte de néo-Jackson Pollock.

La Cas Kawaï ou caca-ouaïe

Tout d’abord, je tiens à vous présenter mes excuses pour ce jeu de mots plus que douteux. Oui, j’ai honte.

Zoe Deschanel et son nail art tout mignon

Zoe Deschanel, Actrice / Chanteuse / Spécialiste de nail art kawaï

Kawaï, ça veut dire « mignon » en japonais. En matière de Nail art, cela recoupe l’usage à gogo des paillettes, du strass ou encore des petits dessins genre tête de Hello Kitty ou sapin de Noël. Il y a quelques mois je vous aurais dit catégoriquement que c’était complètement cucul la praline. Et puis finalement après avoir subi un lavage de cerveau vu de nombreuses photos sur les blogs des nailistas, j’avancerais un très prudent « pourquoi pas » tempéré d’un « oui, mais à ce moment-là seulement en accent nail » (= sur un ongle seulement) et par contre sur les autres il faudra faire profil bas pour compenser. Parce que, soyons claires, à moins de travailler dans l’univers de la beauté ou de la mode, il est difficile d’être prise au sérieux quand on a des fleurs ou des oiseaux de peints sur le bout des doigts. Les exemples de situations délicates sont nombreux : en réunion de service, lors du démarchage d’un client, pour un dîner avec les beaux-parents… Mieux vaut prévenir que mal assumer.

Pour ma part, déjà que je travaille dans un environnement où la moindre touche de fantaisie ou d’innovation est vue comme hautement subversive et dangereuse, je me dis que ce n’est pas la peine d’en rajouter, sous peine d’attirer quolibets et moqueries de la part de mes collègues.

Et puis je suis désolée mais Hello Kitty à 30 ans (ou presque) il faut carrément oublier (sur les ongles en tous cas). Les ados peuvent tout se permettre, mais à partir d’un certain âge il faut savoir doser sa fantaisie ongulaire. Mieux vaut viser une manucure « classe », avec éventuellement une touche d’originalité, pour ne pas se faire taxer de niaiserie…

Enfin, pour toutes celles qui auraient besoin d’inspiration avant de se lancer, je vous ai concocté une petite sélection de mes nail arts préférés sur Pinterest.
Enjoy !

Et vous, vous êtes-vous laissées tenter par le nail art ?

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